
CLÔTURE DE L’ÉCHÉANCE FISCALE DU 30 AVRIL 2026 : LES ASSIGNATIONS DÉPASSÉES GRÂCE À DEUX RÉFORMES MAJEURES DU MINISTÈRE DES FINANCES
Malgré un contexte national marqué par des contraintes sécuritaires et des pressions budgétaires importantes, le Ministère des Finances a enregistré une performance notable à la clôture de l’échéance fiscale du 30 avril 2026.
ÉCONOMIEFINANCES
Benj Mansambu
5/1/20262 min read



CLÔTURE DE L’ÉCHÉANCE FISCALE DU 30 AVRIL 2026 : LES ASSIGNATIONS DÉPASSÉES GRÂCE À DEUX RÉFORMES MAJEURES DU MINISTÈRE DES FINANCES
Malgré un contexte national marqué par des contraintes sécuritaires et des pressions budgétaires importantes, le Ministère des Finances a enregistré une performance notable à la clôture de l’échéance fiscale du 30 avril 2026.
Cette annonce a été faite par le Ministre des Finances, Son Excellence Monsieur Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi, à l’issue de sa visite couplée d’une séance de travail au siège de la Direction des grandes entreprises de la Direction générale des impôts.
Cette performance résulte notamment de deux mesures majeures prises par le Gouvernement pour ajuster la politique budgétaire à la politique monétaire prudente portée par la Banque centrale du Congo. En effet, l’appréciation de la monnaie nationale, observée à partir du dernier trimestre 2025, a entraîné une forte décélération du rythme de formation des prix intérieurs, avec un risque réel d’impact sur la mobilisation des recettes publiques.
La première mesure concerne l’institutionnalisation du dialogue pré-déclaratif, consacrée par l’article 18 de la loi de finances exercice 2026. Elle permet à l’Administration fiscale d’échanger avec les assujettis avant les déclarations, afin d’améliorer le climat des affaires, d’anticiper les risques de dissimulation et de prévenir des redressements fiscaux coûteux.
La deuxième mesure porte sur la neutralité fiscale face aux fluctuations du taux de change, encadrée par l’arrêté ministériel n° 029 du 31 mars 2026. Elle oblige les entreprises à déclarer leurs revenus et à imputer leurs acomptes dans la même monnaie que celle de la tenue de leur comptabilité, tout en payant le solde en monnaie nationale.
Grâce à ces mesures, environ 35 % de recettes qui auraient pu échapper au Trésor public en raison des fluctuations du taux de change ont été préservées.
Les résultats sont probants : la DGI a mobilisé CDF 3.538.435.459.101,08, contre des assignations de CDF 3.489.784.592.397,83, soit 101,39 % de réalisation. Globalement, les trois régies financières ont mobilisé CDF 4.754.846.407.615,29, contre CDF 4.635.283.403.191,30 assignés, soit 102,58 %.
Cette performance confirme l’efficacité des réformes engagées par le Ministère des Finances pour sécuriser les recettes publiques, soutenir l’action du Gouvernement et mobiliser les moyens nécessaires au financement des priorités nationales portées par le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au bénéfice de la population congolaise.
A l'occasion, le Ministre a salué le sens de responsabilité et de civisme fiscal des opérateurs économiques, tout en félicitant les experts et cadres du Gouvernement pour avoir assuré la mise en œuvre de ces réformes.
« Nos encouragements aux femmes et hommes de la Direction générale des impôts pour ces résultats qui vont nous aider à projeter la fin de l’année et à financer les différents projets de développement portés par le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence FélixAntoine Tshisekedi Tshilombo, pour le bonheur de toute la population congolaise », a déclaré le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.